le 24/05/11 dans Conseil,Webdesign par borisforconi
Au détour de notre intervention sur Prun, ou plus généralement de nos rendez-vous avec nos clients, on nous demande souvent s’il n’est pas trop dur de faire des choses jolies avec toutes les contraintes du web. Ça a l’air de faire peur à plein de monde.
L’occasion d’éclaircir notre point de vue.
Oui, quand on travaille sur le web, il y a plein de contraintes. Les principales :

Et encore, quand on exerce ce métier, il faut absolument ajouter à cette liste les contraintes budgétaires du client.
Alors, au milieu de tout ça, comment on reste à la surface ?
Forcément, la première nécessité, c’est de bien s’informer. C’est l’étape qui demande le plus de rigueur, celle qui fait que nous avons choisi de ne travailler que pour le web. En effet, exercer le métier de webdesigner nécessite une veille quotidienne et pointue sur tous les aspects connexes à notre métier.
Et pour aller encore plus loin, il faut absolument profiter de chaque expérience pour discuter en profondeur avec vos collaborateurs, qu’ils soient développeurs, intégrateurs, ergonomes, animateurs, rédacteurs, référenceurs, etc…
Pour le dernier point, l’image, chaque projet ne peut commencer sans une parfaite connaissance de notre client, de ses besoins, et un peu de ses goûts (je dis un peu, parce que les goûts de la cible sont plus importants). On utilise pour se faire un brief créatif le plus complet possible.
Et c’est là qu’on s’aperçoit, quand on a bien intégré tous ces aspects, que ce petit point de jonction au milieu des 3 cercles, qui est le webdesign (et donc la créativité), n’est pas du tout petit. Avec un peu d’astuce, de pratique et d’expérience, c’est même tout l’inverse : les possibilités sont immenses.
Et donc : ces contraintes ne sont pas des barrières. Ce sont les piliers de la création. Et c’est précisément ce qui différentie le créatif de l’artiste.
Nous avons besoin de ces contraintes, ce sont elles qui nous permettent de faire des choses jolies, originales et pertinentes. Et ce n’est pas nouveau, Bill Bernbach l’avait déjà compris il y a 60 ans quand il faisait des pubs pour la coccinelle volkswagen.
Donnez-nous vos cibles de niche, vos objectifs retords, vos supports multitouch, vos produits rares, vos budgets réduits. Toutes ces contraintes que vous voyiez comme un problème nourrissent des solutions ingénieuses et différentiantes.
Parce qu’au final, c’est ça, le métier de directeur artistique. Avant même de savoir associer des couleurs, gérer des polices ou bien manier Photoshop.
Il tombe bien cet article, dans un mois on va bosser ensemble sur la refonte graphique et ergonomique d’un site sur lequel on travaille depuis 6 mois en définition des contraintes. Autant dire que vous allez en bouffer, et qu’on verra bien si c’est si rigolo que ça… ;-)
Un billet très intéressant et une référence qui l’est tout autant, merci professeur pour vos lumières et vos conseils. Bonne continuation les Stéréo Bros, à Tantôt.